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السبت، 24 أكتوبر، 2015

Les détenus du Ministère de la santé et la torture à la prison de Dar Naïm

Depuis plus de deux mois une épidémie de la fièvre de la dengue est répandue à Nouakchott. Les hôpitaux publics et privés ont pris d'assaut par des citoyens en détresse. Avant que des cas de fièvre de la vallée du Rift (FVR), plus dangereuse, ne soient signalés aussi. Le ministère de la santé a nié catégoriquement l'existence de cette épidémie avant de reconnaître timidement l'existence de cas de FVR. Le silence du Ministère et son incompétence meurtrière nous ont poussé à organiser une manifestation de protestation devant le Ministère le Mardi 14 Octobre 2015 à 10 du matin.

En marge de cette manifestation pacifique, je suis entré au ministère de la santé en compagnie de deux de mes amis et camarades du Mouvement du 25 Février afin d'interpeller le ministre et lui exprimer notre refus de cette indifférence et de notre inquiétude vis-à-vis de cette situation catastrophique que connaît don département surtout dans ces circonstances exceptionnelles.
Après avoir franchi la porte du ministère, nous avons été encerclé par des éléments de la sécurité du ministère qui nous ont fait sortir d'une manière brutale.
Après quelques instants, c'était au tour de la police d'intervenir. Elle a utilisé tout son arsenal de force contre nos activistes et a fini par notre arrestation au commissariat Tevregh Zeina 1.
Le mercredi 15, vers quatre heures du matin, j'ai été transféré au commissariat du Ksar où j'ai été traité d'une manière inhumaine et jeté dans une petite cellule lugubre, sans pouvoir informer la famille du lieu de ma détention. Le vendredi 17 à une heure du matin, j'ai été transféré de nouveau au commissariat de Tevregh Zeina 1 pour l'interrogatoire qui a commencé très tard dans la nuit. C'est à ce moment que j'ai compris qu'il y'a une manigance sécuritaire montée la nuit en mon encontre.
Le même vendredi, vers neuf heures du matin, des éléments de la police nous ont conduit, mes camarades et moi, vers ce qu'on appelle le "Palais de Justice" pour être entendu par le Procureur de la République qui nous accuse de "rassemblement non autorisé".une accusation que je n'arrive pas à comprendre jusqu'à présent.
Après notre transfert à la prison de Dar Naïm, j'ai vécu un enfer que les mots ne peuvent pas l'exprimer.
Après notre décharge par la police pour le régisseur de prison, celui-ci nous décharge pour les éléments de la garde pénitentiaire où nous finirons entre les mains d'une bande de criminels condamnés à perpétuité qui nous ont conduit dans une petite chambre pour être fouillés d'une manière ridicule sous les yeux des éléments de la garde qui nous surveillent de la fenêtre sans la moindre intervention.
Enfin de compte, nous nous sommes retrouvés répartis comme butin entre les membres de la bande. Moi personnellement, j'étais dans la part de leur chef, un serial killer qui dans son casier plusieurs meurtres. Il m'a conduit dans l'aile gauche de la prison où j'ai subi toutes sortes de torture imaginables et inimaginables de la part des prisonniers armés de couteaux et de bâtons de fer avant de me retrouver jeté dans un coin d'une chambre très obscure qui manque cruellement d'air et avec une musique assourdissante au volume maximum, en plus d'odeur de cigarettes et des chaussettes sales.
Dans cet atmosphère catastrophique la bande revient me voir pour me frapper de nouveau à l'aide de bâton de fer sur le bras gauche, me donner un coup de poing sur la poitrine et une dizaine de gifles. Puis ils m'ont piétiné et m'ont marché dessus plusieurs fois jusqu'à m'évanouir. Après quelques temps, je commence à retrouver mon esprit et respirer la fumée qui envahit la place puis j'ai essayer de me relever petit à petit pour me rendre au piste de garde afin de leur rendre compte de ce qui vient de se passer et de porter plainte. Mais, en vain. Les gardes refuse de coopérer en disant qu'ils n'interfèrent pas dans les affaires entre prisonniers et que la seule solution possible serait de donner un montant au chef de la bande pour assurer ma sécurité! Sur ça, les prisonniers m'ont conduit à nouveau pour une nouvelle séance de torture.
Je fais porter l'entière responsabilité de ces tortures au régisseur de la prison de Dar Naïm et aux éléments de la garde pénitentiaire.
Donc, le vendredi 17 Octobre entre 14H et 16H30 j'ai subi toutes sortes de torture dans des conditions insupportables avant notre transfert à la prison civile.
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 Témoignage du détenu  /  Sidi Tayib Ould Moujteba
Prison Civile de Nouakchott

2 التعليقات:

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